Le Grand Avignon améliore ses connaissances sur sa biodiversité et les partage pour le bien commun
- Quentin Zinzius

- 1 oct.
- 2 min de lecture
Depuis 2021, le Grand Avignon s’est engagé dans une démarche pour mieux connaître la richesse vivante de son territoire en collaboration avec les conservatoires d’espaces naturels d’Occitanie et Provence Alpes Côtes d’Azur ainsi que le conservatoire de botanique national méditerranéen. En 2023, après des inventaires dans 8 communes du territoire, le Grand Avignon a été soutenu par l’Office Français de la Biodiversité pour formaliser un Atlas de biodiversité commun et partagé à l’échelle du territoire dans une approche intercommunale. Bien plus qu’un inventaire, il s’agit d’une démarche collective qui vise à mieux connaître, valoriser et protéger un patrimoine naturel encore trop peu connu.

C’est un projet d’envergure : une trentaine « d’espaces remarquables », répartis sur huit communes pilotes du Grand Avignon (Caumont-sur-Durance, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Velleron, Pujaut, Roquemaure, Villeneuve-lès-Avignon, Sauveterre et Rochefort-du-Gard). Plus de 10 000 observations faune et flore ont été collectées en deux ans, l’analyse des conservatoires a permis d’identifier une douzaine de « zones clés de biodiversité », de la zone humide du Planas à Pujaut aux ripisylves du Rhône et de la Durance, en passant par les garrigues de Roquemaure. Autant de réservoirs écologiques précieux, abritant plantes rares, oiseaux migrateurs, chauves-souris ou amphibiens discrets, sur lesquels désormais le Grand Avignon mise pour faire connaître la richesse et la beauté des paysages au travers notamment d’expositions itinérantes.
Mais l’Atlas ne se limite pas à un diagnostic. Il permet de sensibiliser les publics tant au cours de balades naturalistes que d’événements comme Faites Echo, où les différents acteurs en lien avec la biodiversité (associations, entreprises mais aussi citoyens) se retrouvent. 30% des actions d’éducation à l’environnement et au développement durable financées par le Grand Avignon couvrent la thématique de la biodiversité. Disposer d’un atlas intercommunal ouvre également des perspectives : entretien pastoral pour maintenir les garrigues ouvertes, partenariats pour valoriser certains sites auprès du public, ou encore mise en place de protections foncières, comme les obligations réelles environnementales. Autant de leviers concrets pour inscrire la biodiversité dans les choix d’aménagement du territoire.
Et le chantier est loin d’être achevé. En 2025, les inventaires se sont étendus à quatre nouvelles communes – Rochefort-du-Gard, Les Angles, Le Pontet et Jonquerettes – afin de combler les lacunes de connaissance et de compléter la cartographie écologique. À terme, l’Atlas doit devenir un véritable outil d’aide à la décision, aussi bien pour les élus que pour les citoyens.



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