La Scierie, un tiers-lieu au cœur de l’économie solidaire
- Quentin Zinzius

- 22 déc. 2025
- 2 min de lecture

Dans le paysage avignonnais, La Scierie s’est imposée comme un laboratoire culturel et citoyen où s’expérimentent de nouvelles façons de créer, d’apprendre et de coopérer. À l’occasion du Mois de l’Économie sociale et solidaire (ESS), ce tiers-lieu singulier rappelle combien l’ESS peut se déployer au plus près des habitants, en mêlant art, transition écologique et initiatives collectives.
À deux pas des remparts d’Avignon, La Scierie revendique son identité de tiers-lieu culturel et social. Ici, la création artistique constitue la porte d’entrée d’un écosystème plus vaste : une programmation qui embrasse théâtre, danse, musiques actuelles, arts visuels et multimédia, et aussi des ateliers, des rencontres, des pratiques en amateur et une multitude de propositions tournées vers les publics. Le lieu mise sur une circulation permanente entre artistes, habitants et associations, pour faire émerger des initiatives de terrain souvent pionnières.
Car La Scierie n’est pas seulement une scène. C’est un espace où l’on teste des manières de vivre et de travailler autrement. Résidences d’artistes, projets de territoire, inclusion numérique, pratiques collaboratives, actions de médiation ou temps de réflexion sur la transition écologique : tout concourt à faire du site un outil commun au service du local.
Une dynamique collective
Dans un contexte où les territoires cherchent à renforcer leur résilience sociale et écologique, La Scierie offre un modèle concret : celui d’un tiers-lieu qui articule culture, économie sociale et solidaire (ESS) et transition. Sans renoncer à l’exigence artistique, ni à la convivialité. Aux côtés de l’association coordinatrice, on retrouve la coopérative d’autopartage Citiz, un magasin Biocoop, une association de danse et de yoga, un pôle céramique, un pôle numérique et même H2Digital, premier data center local alimenté à l’hydrogène renouvelable. Ensemble, ces acteurs construisent un lieu où économie alternative, mobilités durables, alimentation responsable et innovation énergétique cohabitent au quotidien. Une démonstration, en somme, que l’ESS se joue aussi dans les espaces vivants où se réinventent les liens entre habitants, initiatives et imaginaires.




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