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Initiative : Apprendre la « culture du risque »


Lors des Journées de la résilience, plusieurs écoles du Grand Avignon ont initié les élèves à la « culture du risque ». Un travail de fond pour transformer l’inquiétude en compréhension et réflexes utiles, en lien direct avec les familles.


« On s’est déjà retrouvé avec des enfants traumatisés par le moindre coup de tonnerre », se souvient Laurence Salmon, directrice de l’école élémentaire Saint-Exupéry de Rochefort-du-Gard. Sur un territoire régulièrement touché par les crues, des vents violents ou autres épisodes extrêmes, les Journées de la résilience, organisées chaque année début octobre par le Grand Avignon, sont devenues un rendez-vous clé, pour transmettre aux plus jeunes une véritable culture du risque.

Pour cette deuxième année de participation, les CE2 de l’école ont découvert les phénomènes liés au vent. L’an dernier, ils avaient travaillé sur les inondations ; l’an prochain, ce seront les incendies. « Pour certains enfants, ce sont des événements marquants. Le fait de rencontrer des professionnels, de comprendre pourquoi ça arrive et ce qu’il faut faire, ça les rassure vraiment », souligne la directrice.

Une dynamique inscrite durablement

La journée s’organise en ateliers : découverte d’un camion de pompiers, manipulation d’un kit de secours, vidéos explicatives et échanges nourris avec un intervenant de Météo France, « très apprécié des élèves ». L’objectif : mettre du sens derrière chaque geste. Les enfants apprennent ainsi à composer un kit d’urgence et à expliquer à quoi sert chaque élément, un exercice conçu pour prolonger les apprentissages à la maison.

La démarche s’inscrit dans la durée : les enseignants intègrent ensuite ces notions dans leurs cours pour ancrer les bons réflexes. Et le soir, une réunion destinée aux familles reprend les mêmes contenus, prolongeant la pédagogie au-delà des murs de l’école. Ainsi, en plaçant les enfants au cœur de la prévention, le Grand Avignon construit progressivement une population plus informée… et moins effrayée. « Comprendre les risques, c’est déjà se protéger », résume Laurence Salmon.

 
 
 

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