La rénovation des bâtiments se structure
- Quentin Zinzius

- 22 déc. 2025
- 2 min de lecture

Le Grand Avignon déploie un dispositif d’accompagnement pour aider habitants et communes à engager la rénovation énergétique de leurs bâtiments. Entre conseils techniques, lutte contre la fraude et planification écologique, l’initiative vise à installer une dynamique durable sur le territoire.
Amandine Boissière, ingénieure en rénovation énergétique de l’habitat et architecte de formation, pilote l’accompagnement à la rénovation des bâtiments privés au sein du service transition écologique du Grand Avignon. « Nous suivons les 16 communes de l’agglomération, avec une collègue dédiée aux bâtiments publics. L’objectif est d’offrir un service clair, fiable et accessible », explique-t-elle.
Porté par le Pacte territorial pour la rénovation énergétique lancé par l’État, le dispositif vise à simplifier la vie des habitants. Un numéro unique – 08 06 00 15 01 – permet notamment de vérifier son éligibilité aux aides nationales (MaPrimeRénov’, MaPrimeAdapt’, MaPrimeLogementDécent, MaPrimeCopro). Mais le service va plus loin : « Même sans aides financières, nous proposons un accompagnement technique pour choisir une chaudière, comprendre un devis ou définir l’ordre des travaux. » Quatre demi-journées de permanence mensuelle permettent également d’échanger directement avec les habitants et de suivre les dossiers sur la durée.
Lutter contre la fraude
Côté bâtiments publics, les communes sont accompagnées à la réalisation d’audits énergétiques, à la recherche de financements et à la construction de scénarios pluriannuels d'investissement, portant sur la rénovation de leurs bâtiments. « Nous arrivons dans la phase de restitution, mais l’idée est de donner aux communes une trajectoire d’action réaliste et alignée avec le plan climat (PCAET) », détaille Amandine Boissière.
Et ce n’est pas tout. Pour garantir des travaux de qualité, le Grand Avignon développe également un réseau d’entreprises référentes, labellisées Reconnu garant de l’environnement (RGE). « Cette labellisation garantie l’éligibilité aux aides de l’État et une certaine qualité de travaux. Car l’enjeu est aussi de limiter les fraudes et d’éviter que les particuliers ne se retrouvent seuls face à des pratiques douteuses. » Une mise en réseau qui s’effectue par ailleurs dans les deux sens : « nous recommandons, mais les habitants nous alertent aussi sur d’éventuelles pratiques douteuses ». Valable jusqu’à fin 2027, le dispositif fera l’objet d’évaluations régulières, avec l’ambition d’en faire un outil pérenne au service de la transition énergétique du territoire.




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